29 avril 1976.
Belle journée de printemps plutôt fraîche. Ai fait deux longues promenades de plusieurs kilomètres. Essaie de trouver une voix, une façon de voir, pour Son of the Morning ‘. Écrit à la troisième personne, ce sera un genre de roman; écrit à la première, il sera entièrement différent. J’hésite à choisir une voix parce que cette voix, une fois choisie, exclura toutes les autres… Les plaisirs de la fiction « expérimentale » sont avant tout ceux de l’écrivain. Je peux écrire de cette façon mais ne peux me forcer à lire très longtemps les œuvres expérimentales des autres. C’est si conscient de soi, si délibéré, artificiel, restrictif… une étrange sorte de puritanisme en dépit d’une liberté affichée.
L’élément mystérieux : l’intrigue.
Nous la comprenons si peu. Intrigue. Le personnage est-il destinée, si bien que la destinée est une expression du personnage et non quelque chose d’aussi grossier que « simplement ce qui arrive » ?
L’intrigue comme élaboration du destin. Dépliement du destin individuel. Un univers déterministe, alors – ?
Non.
[…]
Joyce Carol Oates – journal
Bonn. 29 avril.(1930)
Hôtel Rheineck. Charmante salle de restaurant formant grande baie vitrée face au Rhin. J’écris ceci tout en dinant (arrivé peu avant 8 heures, parti de Stuttgart à I heure après-midi). J’allais raconter mes deux jours à Stuttgart; mais, l’idée de téléphoner à Curtius aussitôt…
Remettons à demain ce récit.
La fatuité s’accompagne toujours d’un peu de sottise.
Ce qui permet la suffisance de certains auteurs d’aujourd’hui, c’est leur incapacité de comprendre ce qui les dépasse, de jauger à leur valeur les grands écrivains du passé.André Gide – journal
29 avril 2026
ON, est à l'honneur aujourd'hui... parce que ON, a gagné au foot hier soir... lors d'un match mémorable, disent les aficionados... et pour moi, le spectacle n'est pas celui du jeu mais celui des réactions des spectateurs...
C.D - journal de mes petits riens

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