16 juin.(1855)
— À la fin de la journée, après avoir été m’asseoir le cul par terre dans mon jardin, pour jouir du soleil, si rare à présent, et qui m’a guéri complètement de mon malaise, repris le Hamlet et Polonius, et suis dans
une excellente situation.
Dîné chez Parchappe. Ennui profond ; pas l’intérêt le plus mince, et le loto pour finir, avec de vieilles femmes et des adolescents. Il faut avouer que j’y ai pris de l’intérêt à la fin parce que j’ai gagné. Étrange animal que l’homme !
Je me suis promené plus d’une demi-heure devant ma maison, dans la crotte ; j’avais besoin de respirer. Il était près de minuit quand je suis rentré de cette partie de plaisir.Eugène Delacroix – journal
Baldock, jeudi 16 juin (1938)
Je me suis arrêtée pour allumer une pipe près d’Icknield Way, une rue assez minable bordée de villas jaunes. Voilà maintenant Saint-James Deeping. Après Croyland, une magnifique église décrépite. Il fait maintenant très chaud. Terres plates. Un vieux monsieur en train de pêcher à la ligne. Paysage étalé, exposé. La rivière coule au-dessus du niveau de la route. Nous allons vers Gainsborough. Déjeuner à Peterborough. Cheminées d’usines. Le passage à niveau ouvert. Nous repartons. Gainsborough. Un palais vénitien rouge, dressé entre des bungalows, dans un carré d’herbe inculte. De longues fenêtres. Des murs inclinés, un labyrinthe de petites rues. Une étrange ville oubliée.
Dimanche à Housesteads. Des aubépines, des moutons. Le « mur » et des garçons d’un blond presque blanc devant. Des kilomètres et des kilomètres de campagne couleur de lavande. Le mince fil de couleur d’une route traversant les vastes terres en friche et désertes. Aujourd’hui tout est nuages, ciel bleu et vent. Le « mur » est comme une vague à crête aiguë, une vague dressée, prête à se briser. Puis des espaces plats ; des fondrières au pied de la crête. Nous attendons maintenant que la pluie s’arrête, car le vent souffle et il a plu aujourd’hui sur le « mur». Nous sommes maintenant à quelques kilomètres de Corbridge, immobilisés au milieu de la lande. Il fait très noir. Des alouettes chantent. Le déjeuner est retardé. Il y a un « groupe » de quatre-vingt-dix personnes qui déjeune à l’auberge, à Piercebridge. Un rappel de la vie rurale au XVIIe siècle, que ces repas à l’auberge pour célébrer quelque sport.[…]Virginia Woolf – journal d’un écrivain
16 juin 2026
Éparpillée... Ici et ailleurs... maintenant et dans trois mois... les neurones s'agitent et suis immobile... est-ce là juste un divertissement ?...
C.D - journal de mes petits riens

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