14 juin.(1926)
J‘éprouve à neuf cet engourdissement étrange de la pensée, de la volonté, et de tout l’être que je ne ressens guère qu’à Cuverville. Écrire le moindre billet me prend une heure ; la moindre lettre, une matinée.
J’étais il y a quelques jours encore plein de ferveur ; il me semblait pouvoir soulever des montagnes ; aujourd’hui je suis écrasé.
La difficulté vient de ceci, que le christianisme (l’orthodoxie chrétienne) est exclusif et que la croyance à sa vérité exclut la croyance à toute autre vérité. Il n’absorbe pas ; il repousse.
Et l’humanisme, au contraire, ou de quelque autre nom qu’on l’appelle, tend à comprendre et à absorber toutes formes de vie, à s’expliquer sinon à s’assimiler toutes croyances, même celles qui le repoussent, même celles qui le nient, même la croyance chrétienne. La culture doit comprendre qu’en cherchant à absorber le christianisme elle absorbe quelque chose de mortel pour elle-même . Elle cherche à admettre quelque chose qui ne peut pas l’admettre, elle ; quelque chose qui la nieAndré Gide – journal
Mercredi 14 juin. (1876)-
Outre le triomphe que je procure à ce petit garçon italien qui me cause une vive contrariété, je vois encore le scandale qui résulte de cette affaire.
Je ne m’attendais pas à une aventure de ce genre, je n’avais rien prévu de semblable. Je n’ai jamais imaginé une pareille chose pour moi ! Je savais que cela arrivait, mais je n’y croyais pas, je ne m’en rendais pas compte, comme on ne se rend pas compte de la mort quand on n’a jamais vu un mort. Ô ma vie, ma pauvre vie !…Marie Bashkirtseff – journal
14 juin 2026
Hier j'ai avalé en un jour un polar horrible... grouillant d'asticots... Mais j'ai bien dormi et ce matin... super grasse matinée... finalement c'est pas si mal que ça !... J'ai la pêche...
C.D journal de mes petits riens

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