Mercredi 23 avril 1930
Voici une matinée très importante dans l’histoire des Vagues, parce que je crois avoir passé le cap difficile, et que je vois la dernière partie droit devant moi. Je crois que j’ai enfin intégré Bernard dans le mouvement final. Il va aller tout droit maintenant, puis il se tiendra devant la porte, et ce sera alors la dernière vision des Vagues. Nous sommes à Rodmell et j’y resterai probablement encore un jour ou deux (si je l’ose) afin de ne pas briser mon élan et d’en finir. Et puis, ô mon Dieu, du repos, et puis un article, et un nouveau retour vers ce hideux labeur qui consiste à façonner et à modeler.
Après tout, cela comporte peut-être en soi quelques joies.Virginia Woolf – journal d’un écrivain
23 avril 2025
J’ai toujours eu le thé en horreur, mais je suis au Japon, je fais donc un effort et, en effet, le whisky est fameux.
Plus imperméable que le parapluie, l’ombrelle circonscrit un cercle de grâce où laideur et vulgarité ne peuvent pénétrer.Je ne me donne pas assez d’importance pour craindre que le fatal tremblement de terre tant redouté se produise justement maintenant parce que je suis là. Ma modestie me sauve la vie.
Éric Chevillard – l’autofictif enneige le Fuji
23 avril 2026
L'extrait du journal de Virginia Woolf m'émeut particulièrement... il y a des faits - coïncidences troublantes - qui résonnent en moi...
C.D - journal de mes petits riens

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