20 juin 1978
En moi, luttent la mort et la vie (discontinu et comme ambiguïté du deuil) (qui l’emportera?)
– mais pour le moment une vie bête (petites affaires, petits intérêts, petits rendez-vous).
Le problème dialectique, est que la lutte débouche sur une vie intelligente, et non une vie-écran.Roland Barthes – journal de deuil
20 juin 1937
Père et moi, seuls dans mon salon orange; Père me dit :
« Avant de te rencontrer, je connaissais le plaisir, des femmes, mais c’était l’amour que je voulais et c’est l’amour que j’ai trouvé avec toi. Après cette apothéose merveilleuse, tout m’a semblé sans saveur et dégoûtant. Ma carrière s’est achevée là
Et toi? »
Avec une honnêteté dont j’ai rarement fait preuve, jai répondu doucement : «J’ai Henry et Gonzalo.
– Tu es plus jeune et il faut que tu suives ton évolution.
Cela a été moins profond pour toi.
– Non pas moins profond – souviens-toi. J’ai été amoureuse de toi pendant vingt ans, alors que tu ne l’étais pas de moi ! »
Chaque fois que nous nous embrassons, quelque chose de dur et d’aigu se brise en nous – notre volonté -, une étrange carapace, la coquille qui l’entoure et mes défenses contre lui.
Il n’y a pas d’intimité possible, seulement cette union violente, et un amour impossible. Les défenses, la peur prédominent, et les doutes mutuels. Une relation qui me torture, me déconcerte, me déséquilibre.
Avec le désir de retrouver mon unité, je me tourne vers Gonzalo dans ces moments-là – je dirige mon amour sur lui -, je l’appelle.
Malade, le même jour. Le diable a planté sa « fourche» dans mon dos. Paralysée par un rhumatisme.
Gonzalo ne reste qu’un court instant. Équilibre.
Qu’y a-t-il donc entre mon père, mes frères Thorvald et Joaquin, et moi qui ne sécrète que malheur, malentendus, cruauté souterraine, amour monstrueux, jaloux, destructeur ?
Dans toutes mes autres amours il y a de la douceur, de la foi.
[…]Anaïs Nin – journal de l’amour
20 juin 2026
Dernier jour du printemps marqué par la marche des Fiertés... une réussite... beaucoup de jeunes... seul inconvénient, pendant ce temps-là les bus ne passaient pas... ce qui a nui à mon petit confort personnel (lol !)...
C.D - journal de mes petits riens

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