Lundi 16 avril 1979.
Ai-je dit que l’autre soir que Noureïev était chez Elaine ? Je ne sais jamais ce qu’on est censé faire quand on rencontre quelqu’un. Être distant pour ne pas déranger ? Ou se jeter sur lui parce que, par exemple quand Diana Ross le fait, c’est super.
Je ne suis pas allé fêter la sortie de prison de Steve Rubell. Dans le journal ils racontent qu’il a écrit son Journal sur des cartes du Studio 54 qu’il avait dans sa poche. Super, non? Il a raconté que sa cellule était dégoûtante, que la première chose pour laquelle il allait se battre c’était la réforme des prisons.Andy Warhol – journal
16 avril 1935
Lettre à Huck : Tu m’ as délivrée à la fois de la souffrance et de l’irréalité et je veux faire la même chose pour toi. Tu as réveillé la Princesse (à six heures !) et c’est toi qui supportes toute la souffrance de vivre loin de moi. Je veux faire de même pour toi. J’espère que j’ y parviens. J’espère que ce que je t’ai dit le dernier matin était vrai. Tu sais, le soir où je suis allée me coucher après avoir mal compris ce que tu avais voulu me dire, je pense, finalement, que je ne t’avais pas si mal compris que ça, mais je savais que je ne pourrais rien pour toi, parce que tu souffrais d’un mal de vivre, d’un sentiment de perte possible, et de danger de trop-plein, de la menace d’avoir à tout reprendre, mais je ne pense pas qu’il y ait lieu de tout reprendre et de rentrer dans ta coquille. Pour moi, il n’y a jamais de trop plein. J’aime ton tempérament explosif, j’aime les vases communicants, j’aime ta richesse et ta profusion.
N’hésite pas. N’hésite pas, ne te retiens pas. Je sais ce que tu as ressenti. Je ressentais la même chose chaque fois que je me confiais, que je dévoilais mes secrets, ou du moins quelques-uns. J’ai été touchée par tes mots. Mais, étrangement, j’ai senti que la seule chose que je pourrais faire pour toi était d’aller me coucher, de conserver ma gaieté et mon insouciance, parce que c’était ce que la vie m’avait offert; et que c’était tout simplement en demeurant insouciante* que je pourrais t’aider à continuer à vivre, ce qui réclame du courage ; mais je t’aime tellement qu’au matin ton humeur a fini par m’atteindre, sans pour autant changer la mienne, faite de confiance, de sérénité, d’absence de peur ou de douleur. Grâce à ta sagesse et grâce à tout ce que j’ai déjà vécu. Seule la nouveauté des situations nous rend si sensibles, fragiles et tristes. Ensuite, la tristesse se dissipe et seul demeure le bon, le solide. La tristesse fait encore partie de la vie créatrice. À cause de cette éternelle soif de perfection. Je vais te rendre de plus en plus heureux. Je me suis rendu compte que j’avais appris à le faire à force de vivre de plus en plus, de traverser bien des chagrins et de m’en débarrasser en chemin.[…]Anaïs Nin – journal de l’amour
16 avril 2026
Like a bird on the Wire (Léonard Cohen)... voilà ce qui trotte dans ma tête depuis mon réveil... et ce n'est pas un hasard... je n'ai de lieu que celui de mon imagination... le réel se dissout dans des projections idéalisées... je plane...
C.D - journal de mes petits riens

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