16 décembre 1978.
… Une rafale de jours. Conversations, impressions, bouts de pensées; travaille à Bellefleur ; page 250, mais j’avance avec une lenteur sans précédent… m’asticote, y pense presque continuellement (je dois commencer le petit chapitre de Jedediah, «The Holy Mountain», dans quelques minutes) sans pourtant avoir réussi à me mettre à mon bureau pour écrire un seul mot.
… Réceptions de fin de semestre. […] Couronne de Noël à la porte, confectionnée par ma mère ; décorations de Noël dans la salle de séjour et petites lumières rose-rouge ; dehors, entortillées dans un arbre, des lumières blanches, petites elles aussi. Pas encore de neige, mais l’étang est gelé. Ravissant endroit. Ravissant univers.
I…]
… Pensées de fin d’année. Projets pour l’avenir, sur lequel nous ne cessons de réfléchir. Rester ici… ou retourner finalement à Windsor… J’ai signé hier le contrat avec Dutton, et me sens innocente comme un agneau : peut-être parce que la somme d’argent impliquée ne me paraît pas encore bien réelle… Cette année a été, extérieurement, TRÈS AGRÉABLE ; intérieurement aussi. Bonne année 1978…!Joyce Carol Oates – journal
16 décembre (1910)
Je ne quitterai plus ce Journal. C’est là qu’il me faut être tenace, car je ne puis l’être que là. Comme j’aimerais expliquer le sentiment de bonheur qui m’habite de temps à autre, maintenant par exemple. C’est véritablement quelque chose de mousseux qui me remplit entièrement de tressaillements légers et agréables, et me persuade que je suis doué de capacités dont je peux à tout instant, et même maintenant, me convaincre en toute certitude qu’elles n’existent pas.
Hebbel fait l’éloge du Reiseschatten de Justinus Kerner.
« Et un ouvrage comme celui-là existe à peine, personne ne le connaît. »
Die Strasse der Verlassenheit, de W. Fred. Comment écrit-on de tels livres ? Un homme qui fait du bon travail dans des limites restreintes tire ici de façon si pitoyable sur son talent pour l’agrandir aux dimensions d’un roman qu’on est pris de malaise, même si l’on n’oublie pas d’admirer l’énergie que met un homme à maltraiter son propre talent. […]Franz Kafka – journal
16 décembre 2025
Entre colère et désespérance... il y a deux jours, encore un attentat horrible au nom d'une religion... C'est Malraux je crois qui aurait dit : le XXIème siècle sera religieux ou il ne sera pas ...
C.D - journal de mes petits riens

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