Lundi 12 mars 1984.
Time est sorti. La une avec Michael Jackson a tenu. Elle n’a pas été bazardée.
L’article à l’intérieur était fou. Ils lui ont demandé s’il allait être opéré pour changer de sexe. Il a dit non. La couverture aurait dû avoir plus de bleu. Je leur en ai donné dans le style de la une avec les Fonda que j’ai faite une fois pour Time, mais ils voulaient ce style-là.
Jean-Michel est passé. Il est de retour de Hawaï. Il m’a apporté le chèque de son loyer ce qui était une bonne surprise. Vincent est passé. Tout le monde essayait d’avoir des billets pour le Hard Rock Cafe, ce restaurant où Dan Akroyd fait quelque chose. Rock Brynner le dirige. Eddie Murphy était censé être là.
Je n’ai pas dit au Journal que Michael Sklar est mort ? Quand je me suis arrêté chez Jean pour regarder une broche, un type m’a montré la nécrologie. II y a deux jours à peu près qu’il est mort. Il a dit qu’il était en vedette dans Trash et l’Amour. Ils disaient qu’il était mort d’un lymphome. Est-ce que c’est le sida ?
Mais, mon Dieu, Michael ne faisait pas d’histoire. C’était un travailleur.Andy Warhol – journal
Vendredi 12 mars (1937)
Oh, quel soulagement ! L. m’a apporté le Times Literary Supplement dans mon lit et m’ a dit : « C’est très bon. » Et c’est vrai. Et Time and Tide dit que je suis une romancière de premier plan et un grand poète lyrique. Et je n’ai pu encore qu’à grand-peine parcourir tous les articles, mais je me sens tout étourdie de penser que ce livre n’était pas une stupidité et qu’il produit son effet. Bien entendu, ce n’est pas du tout celui que j’escomptais. Mais maintenant, ô ma chère, après toute cette angoisse, te voilà donc rendue à toi-même, libre, et capable de continuer. Ici s’arrêtera ce cri de satisfaction et de sobre joie. Nous partons pour Monk’s House.
Julian est de retour aujourd’hui. J’utilise mes dernières cinq minutes avant le déjeuner pour noter que bien j’aie dépassé complètement l’état d’irritation, de nervosité, de désespoir même de ces dernières semaines, et que je ne pense pas que j’y retomberai, je me suis chargée une fois de plus de la fatigue de Trois Guinées à quoi je me suis remise à travailler énergiquement et laborieusement. De sorte que maintenant je peine pour tirer ce chariot le long d’un chemin malaisé. Il semble donc bien qu’il n’y a jamais de repos, et qu’on a toujours le sentiment de n’avoir jamais fini. On se met soi-même d’instinct entre les brancards et l’on ne peut vivre sans ces efforts. Maintenant Années va s’ effacer complètement de mon esprit.La voiture est réparée, mais il pleut à torrents.
Virginia Woolf – journal d’un écrivain
12 mars 2026
En relisant ces deux extraits il me semble que moi aussi je devrais parler de Time... or Times... et ce qui me vient à l'esprit c'est NYC... et la visite des bureaux du New-York Times dont la tour a été dessinée par Renzo Piano... un des deux architectes auteurs du Centre Pompidou... Dans le hall d'entrée, une installation artistique étonnante faite d'une multitude de petits écrans qui affichent des titres ou des chapôs du NYT... J'ai pu aussi jeter un coup d’œil sur la vue que le personnel avait depuis les étages... pas mal du tout...
C.D - journal de mes petits riens

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