Dimanche 4 mars 1979.
L’un des jumeaux Du Pont a dit à Susan Blond qu’il était très amoureux de moi. Il lui a raconté un tas de choses folles, que je me contente (rires) de lui tenir la main et de le peloter.
Ensuite Jim, l’agent ou le manager des Beach Boys — il s’occupe d’art — m’a invité à leur concert au Radio City, j’ai invité Tom Cashin. Et le téléphone a sonné au moment où je sortais. J’ai pensé que c’était Dennis Wilson quand quelqu’un a dit : « C’est Dennis. » Au bout de cinq minutes, j’ai réalisé. C’était Dennis Hopper, il a dit. « Les Beach Boys ? Ils sont là ? Où est-ce qu’ils jouent ? » Je lui ai dit de nous retrouver au Radio City.
Je m’amusais bien, assis avec les gamins d’un côté de la scène, Dennis Hopper m’a appelé pour que j’aille de son côté, il était déchaîné, avec ses fiancées, ses femmes. En fait, des groupies. C’est vraiment drôle de voir des groupies qui ont la trentaine bien sonnée.
J’ai filé à l’entracte, quelqu’un, plus tard, m’a raconté qu’ils avaient annoncé sur scène que j’étais là, ils doivent me haïr maintenant. Nous sommes allés chez Laurent où Dali nous avait invités à diner. Une quarantaine de personnes. II est très généreux avec tous ces gamins. Les gamins ont voulu aller à la fête pour Pelé au Xenon. New York est tellement plein de Brésiliens, on croirait que c’est le Carnaval ici.Andy Warhol – journal
Mercredi 4 mars (1936)
Allons, j’en ai presque fini de recopier la scène du raid et j’ose dire que c’est au moins la treizième fois.
Cela pourra partir demain et je crois que je pourrai m’octroyer, si j’ose, une journée de pleines vacances avant de relire. Me voilà donc en vue de la fin, autrement dit en vue du commencement du livre suivant qui ne cesse de frapper impitoyablement à la porte. Oh, pouvoir écrire à ma guise chaque matin, filer de nouveau mes propres mots, quelle bénédiction, quel soulagement physique, quel repos, quelles délices après ces derniers mois (en gros, une année aux environs d’octobre) de perpétuelle compression et de recommencements, toujours sur le même livre !Virginia Woolf – journal d’un écrivain
4 mars 2026
En lisant les actualités - juste les titres - j'ai une envie terrible de hurler une palanquée d'insanités... des mots plus gros les uns que les autres... tant ce jeu mortifère de petites bites mal branlées me met en rage... heu... désolée... je me lâche un peu...
C.D - journal de mes petits riens

Laisser un commentaire