24 février.(1928)
Il arrive que, dans quelques associations, conjugales ou amicales, entraînant la vie en commun, le bon sens du couple ou de l’attelage se trouve en quelque sorte indivis, et que l’excès d’un des conjoints entraîne, en manière de contrepoids, un excès contraire de la part de l’autre conjoint. Ainsi l’excès de piété de la femme peut enfoncer le mari dans l’athéisme ; un devient d’autant plus négligent que l’autre se montre plus tatillon, qui n’était d’abord qu’ordonné; L’un d’autant plus avare que l’autre plus prodigue. Si celui-ci met tout sous clé, c’est que l’autre, par contre, laisse tout traîner. De même voyons-nous, dans les mâchoires des rongeurs, une dent du maxillaire inférieur s’allonger, si celle qui lui fait face dans le maxillaire supérieur vient à manquer.André Gide – journal
24 février 1977.
Plaisir du renouveau et peur du changement. La mort de l’espèce et la survie – on peut l’imaginer ainsi ! – de l’individu. «Il y a en nous des semences de science, comme dans un silex des semences de feu; les philosophes les extraient par raison; les poètes les arrachent par imagination : elles brillent alors davantage. » Mais il ne s’agit pas de science, n’est-ce pas? Pas de santé mentale, en tout cas. Que pouvait savoir Descartes en dehors de ses constructions spéculatives, de sa maquette d’univers mécanique garantie par l’Eglise… L’univers autoclave des anciens philosophes. Descartes, Platon, Spinoza. L’univers ouvert de Nietzsche. Systolique, on se meut entre eux, incapable de décider, incapable de savoir.
[…]
Joyce Carol Oates – journal
24 février 2026
Mes premiers narcisses sur la terrasse... ils donnent aux roucoulements des tourterelles une autre tonalité... quelque chose qui frémit, qui chuchote la venue du printemps... j'adore ce moment... les prémices d'un commencement...
C.D - journal de mes petits riens

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