16 février 1914
Journée inutile. La seule joie que j’ai eue a été l’espoir, justifié par la nuit d’hier, de parvenir à mieux dormir.
Je rentrais chez moi, ainsi que chaque soir après la fermeture du bureau, quand soudain, comme si j’avais été épié, on me fit aux trois fenêtres de la maison Genzmer en même temps des signes chaleureux qui m’invitaient à monter.
Franz Kafka – journal
Dimanche/ 16 février 1919
La nuit si pleine de rumeurs, si pleine de printemps.
La craintive terre d’hiver se soulève dans la boue…
On marche.
On gagne le large… la foule humaine au dos noir.
Je m’en vais parmi eux, parmi tous, avec ma pauvre tristesse, mon haussement d’épaule, ma négation.
Je sens la ville énorme, où nous sommes parqués autour des lampes comme des moustiques dans la buée nouvelle de la saison troublante, de la saison sexuelle et maritime par excellence.
Mon Dieu, elle est partie, celle au charmant visage, celle que j’aime.[…]
Magdelaine, où êtes-vous?
Avez-vous déjà oublié la consternation, la solitude effroyable où m’a rejetée votre refus?
Moi, votre amie d’hier, votre amie de toujours, si vous vouliez. Mon Dieu, que de tristesse, que de mal déjà entre nous…
Autour de mon poignet las s’enroule la voyageuse fumée de ma cigarette, un anneau de spirales, une lettre. Ma rêverie est si désolée que je ne sais plus que faire, fumer dans la nuit violette où s’égoutte le ciel, l’ auréole humide de la lune, là-haut.[…]
Mireille Havet – journal
16 février 2026
Journée compliquée... pour qui a du mal à prendre soin de soi... pour qui, de plus, n'aime pas les solutions finales qui passent par le feu... aujourd'hui... un rendez-vous médical et une crémation en guise de cérémonie d'adieu... aujourd'hui...
C.D - journal de mes petits riens

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