Étiquette : Mireille Havet

  • 22 avril

    Mireille Havetjournal 

  • 14 mars

    Hélas, l’Aventure, la résumerai-je ? L’appartement de la rue François ler, presque au coin de l’avenue de l’Almal .
    Chaque jour voilà ce que je dis au taxi qui m’y mène ! nerveuse, amusée,
    bouleversée. L’entresol, le grand salon, le petit salon, les tentures mauves, le feu, le divan, les livres que j’aime… Madeleine ! Ce mardi-gras, y étant venue faire ma première visite, je n’ai guère cru à l’amour. Cependant, depuis, nous ne nous sommes pas quittées. La semaine a fui comme un rêve, le plus fou, le plus vaudevillesque, le plus dangereux. Madeleine ! De force, et de jeu, elle m’a faite sienne, et je n’ai pas eu le courage de lui refuser mes journalières visites
    qu’elle me reproche maintenant. Son curieux visage s’est penché sur ma
    vie, y mirant un sourire dont l’énigme et le charme m’empoisonnent. Je
    l’aime ! Ah ! soyons sincère ! Elle m’intéresse, je suis flattée, son
    intelligence immense et sa folie me distraient prodigieusement, mais il y
    a plus encore, évidemment, en dépit de ma suffisance et de mon
    bavardage, je l’aime.
    […]

    Mireille Havetjournal 

  • 1er mars

  • 22 février

  • 16 février

    […]

    […]

  • 10 février

  • 30 janvier

  • 24 janvier

    Mireille Havet – journal

    24 janvier (1922)
    Au bureau, le bonheur des hommes mariés, jeunes et vieux. Bonheur qui m’ est inaccessible et qui, s’il était à ma portée, me serait insupportable ; c’est pourtant le seul dont, par goût. j’aimerais me rassasier.
    Hésitation devant la naissance. S’il y a une transmigration des âmes, la mienne n’a pas encore atteint le degré le plus bas. Ma vie est hésitation devant la naissance.
    Stabilité. Je ne veux pas me développer dans un sens défini, je veux changer de place, c’est bien, en vérité, ce fameux « vouloir-aller-sur-une-autre-planète », il me suffirait d’être placé juste à côté de moi, il me suffirait de pouvoir concevoir comme une autre la place qui est la mienne.
    Mon évolution a été simple. A l’époque où j’étais satisfait, je voulus être insatisfait et je me jetai dans l’insatisfaction avec tous les moyens que mon époque et la tradition me rendaient accessibles, ensuite, je voulus ro venir sur mes pas. Je fus donc constamment insatisfait, et insatisfait même de mon insatisfaction.

    […]

  • 11 janvier

    Roland Barthes journal de deuil