Mardi 14 février. (1888)
— Aujourd’hui, qui se trouve être un mardi gras, ignoré par moi, et où est fermée la bibliothèque du Musée Carnavalet, me voilà dans le faubourg Saint-Antoine, au milieu duquel le carnaval se révèle seulement par la vue d’enfants ayant, sur leurs jeunes et frais visages, de gros nez pustuleux d’ivrognes, et sous ces nez pustuleux d’horribles moustaches grises.
Si près de la Bastille, moi, habitant d’ Auteuil, qu’un hasard mène si rarement dans ces quartiers lointains, je me sens le désir de revoir ces vieux boulevards : ce boulevard Beaumarchais, ce boulevard des Filles-du-Calvaire, ce boulevard du Temple ; ces trois boulevards, qui d’un bout à l’autre exposaient à leurs vitres, et un peu en plein air, le musée du rococo ; — ces boulevards aux candides et sales boutiques de ferrouillats, ignorant encore la mise en scène et le montage de coup, par la brochure et la photographie, de l’objet d’art, montré sous un coup de jour, dans le clair obscur d’un petit salon ad hoc.
Bien rares, hélas ! sont les noms connus du temps de ma jeunesse.[…]
Edmond de Goncourt – journal
Vendredi 14 février ( 1896).
Voici venir le Carnaval !
Hourrah !! Vive la joie !!!!…
Jean commence à découper des confettis, j’en découpe aussi.
C’est un passe-temps amusant, et ils sont bien meilleurs que
ceux qu’on achète.[…]
Catherine Pozzi –journal de jeunesse
14 février 2026
Il est amusant de constater que ce jour qui a été pour les uns jour de carnaval, est pour les autres - ceux d'aujourd'hui - jour de la Saint Valentin ... y a-t-il un quelconque rapport ? ... en dehors du fait que ce sont, toutes deux, des traditions joyeuses malgré la récupération commerciale qui en a été faite...
CD - journal de mes petits riens

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