10 janvier 1953.
[Dans cette page, Plath avait inséré une photographie d’elle prise sans doute au moment de sa dépression.] Regarder ce hideux masque mort et ne jamais l’oublier. Masque de craie cachant une poudre de poison mortel, tel l’ange de la mort. Voilà ce que j’étais cet automne et ne veux plus jamais être. La moue inconsolable de la bouche, le regard inexpressif et morne, engourdi, disant l’ennui : symptômes de l’immonde décrépitude intérieure. Après ma dernière lettre où je lui parlais sincèrement, Eddie m’a écrit en me disant que je ferais mieux d’avoir recours à un traitement psychiatrique pour éradiquer l’origine de mes graves problèmes. Cela me fait sourire à présent, en pensant que nous aimons tous nous croire suffisamment importants pour avoir besoin d’un psychiatre. Mais tout ce qu’il me faut c’est du sommeil, une attitude constructive, et un peu de chance. Car il s’est passé un nombre incroyable de choses importantes depuis la dernière fois que j’ai écrit dans ce journal : à Thanksgiving j’ai rencontré un homme que je pourrais bien avoir envie de revoir souvent’. Je suis allée pendant trois jours avec lui […]
Sylvia Plath – journaux
50 ans, 3 mois
Jeudi 10 janvier 1974
Si je devais rendre ce journal public, je le destinerais d’abord aux femmes. En retour, j’aimerais lire le journal qu’une femme aurait tenu de son corps. Histoire de lever un coin du mystère.
En quoi consiste le mystère? En ceci par exemple qu’un homme ignore tout de ce que ressent une femme quant à la forme et au poids de ses seins, et que les femmes ne savent rien de ce que ressentent les hommes quant à l’encombrement de leur sexe.Daniel Pennac – journal d’un corps
10 janvier 2026
Ce matin, envie de Mozart... sonates pour violon et piano... de la douceur et de l'allant... aucune mélancolie... parfait pour commencer la journée
C.D - journal de mes petits riens

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