9 janvier (1855)
— Dîné enfin chez la princesse, après avoir refusé deux fois, je crois, à cause de mon malaise, suite de la grippe.
— Se rappeler une sonate de Mozart qu’elle joue seule.
Berryer y est venu, ainsi que les dames de Vaufreland. Il m’a mené chez Mme de Lagrange, à qui je devais une visite depuis le dîner que j’y avais fait il y a longtemps déjà, le jour où j’avais causé longuement avec la princesse.
— Magnifique sujet : Noé sacrifiant avec sa famille après le déluge : les animaux se répandent sur la terre, les oiseaux dans les airs ; les monstres condamnés par la sagesse divine gisent à moitié enfouis dans la vase ; les
branches dégouttantes se redressent vers le ciel.Eugène Delacroix – journal
Vendredi 9 janvier. (1874)
– En rentrant de promenade, je me disais que je ne serais pas comme les autres, qui sont sérieuses comparativement et réservées. Je ne comprenais pas comment ce sérieux vient, comment de l’enfance on passe à l’état de jeune fille ! Je me demandais : « Comment cela vient-il ? Peu à peu ou en un jour ? » Ce qui murit, développe ou change, c’est un malheur ou l’amour. Si j étais un bel esprit, je dirais que c’est synonyme ; mais je ne le dis pas, car, l’amour, c’est ce qu’il y a de plus beau au monde. Je me compare à une eau qui est gelée au fond et ne s’agite qu’à la surface, car rien ne m’intéresse et ne m’amuse dans mon FOND.
Marie Bashkirtseff – journal
9 janvier 2026
Une nouvelle normalité ? ... hier soir sur les téléphones portables une alarme (venant de la préfecture) stridente et anxiogène a sonné qui annonçait une alerte extrêmement grave pour vents violents ... des consignes étaient données pour se mettre à l'abri... Ce matin... pas de dégâts autour de moi...
C.D - journal de mes petits riens

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