7 décembre. (1856)
Se rappeler le magnifique sujet mentionné ailleurs, de Noé sacrifiant, avec sa famille, après le déluge ; … les animaux se répandent sur la terre ;… les oiseaux dans les airs, les monstres condamnés par la
sagesse divine gisant à moitié enfouis dans la vase. Les branches des arbres distillent encore les eaux et se redressent vers le ciel.
Ce jour, posé une heure et demie chez Mme
Herbelin : Mme Villot y était. Je vais, en sortant de là, voir M. Mesnard, au Luxembourg. M. Mesnard me dit qu’il croit que le travail que l’œil et le cerveau font sur la couleur, contribue beaucoup à la fatigue que cause la
peinture : le fait est qu’il me faut une disposition de santé complètement bonne pour travailler à la peinture. Pour écrire, ce n’est pas aussi nécessaire : les idées peuvent me venir, quand je suis souffrant et que je tiens la plume. A mon chevalet et le pinceau à la main, ce n’est pas de même.Eugène Delacroix – journal
7 décembre 1932
[…]
À la Sorbonne. Atmosphère de la salle : chasteté, sérieux.
Allendy apparaît. C’est la première fois que je le vois de loin.
Il est plus fuyant, plus timide que dans son bureau. Il est voûté.
Sa bouche conquérante et sensuelle est cachée dans sa barbe.
Je ne peux pas entendre ce qu’il dit. De toute façon, il marmonne – docteur, professeur, savant. Comme il est différent de mon Allendy – l’Allendy qui abandonne la réalité pour chercher un rêve, son rêve d’île lointaine, le grand, le sérieux, le bel* Allendy, le plus vieux dans la toile d’araignée Hugh-Eduardo – car ils sont frères, tous des hommes neptuniens, appartenant fondamentalement au même type, la même image[…]
Anaïs Nin – journal de l’amour
7 décembre 2025
Aujourd'hui 16 ans déjà qu'il naissait, tout fragile dans la maternité de l'hôpital, ce beau gaillard plus grand que moi... C'est toujours un étonnement de constater à quel point le temps passe vite...
C.D - journal de mes petits riens

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