27 novembre (1910)
Bernhard Kellermann a donné une séance de lecture.
«Quelques inédits sortis de ma plume », dit-il pour commencer. Un homme apparemment aimable, cheveux presque gris qui se tiennent droits, visage qu’il a eu du mal à raser de près, nez pointu, la chair de ses joues va et vient fréquemment sur les maxillaires, comme une vague. C’est un écrivain de moyenne qualité avec de bons passages (un homme sort dans le couloir, tousse et regarde de tous côtés pour voir s’il n’y a personne) ; c’est aussi un homme honnête qui veut lire ce qu’il a promis, mais le public ne le laisse pas faire ; malgré la tension maladroite du récit, les gens, effrayés par une première histoire qui se passe dans une maison de santé et ennuyés par sa manière de lire, ne cessèrent de partir les uns après les autres, avec un zèle qu’ils auraient pu avoir si l’on avait fait une lecture à côté.
Au moment où il but un peu d’eau minérale, après le premier tiers du récit, toute une troupe de gens s’en alla. Il prit peur. « J’ai tout de suite fini », dit-il en mentant purement et simplement. Quand il eut terminé, tout le monde se leva. il y eut quelques applaudissements qui résonnèrent comme si, au milieu des gens debout, quelqu’un était resté assis et applaudissait tout seul […]Franz Kafka – journal
(1905) vingt- trois ans
27. I. 05. Paris.
To be a wonder to others ?
To make so much of the poor You-Know?
Develop Yourself, develop Your-SelfCatherine Pozzi – journal de jeunesse
27 novembre 2025
La fin du mois, et bientôt la fin de l'année ... besoin de purger l'ordinateur avant de commencer une nouvelle année ... toutes les photos inutiles, tous les dossiers obsolètes ... ça prend du temps pour qui ne sait pas jeter... et je ne sais pas jeter
C.D - journal de mes petits riens

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