20 février 2025
Je retourne dans ce café où, voici dix ou quinze ans, j’avais mes habitudes. Je croyais avoir tout oublié. Mais je suis entré, je me suis assis sur la banquette devant un guéridon et j’ai commandé un allongé. C’est fou comme ça revient vite.
La liseuse numérique est au livre ce que le drone est au faucon.
Le visage invite au songe et le corps à l’orgie. Par chance, assonances et allitérations donnent tout de même un peu de liant à cette écartelante vérité.Éric Chevillard – L’autofictif enneige le Fuji
Mercredi 20 février (1935)
La plus grosse difficulté, c’est Sarah. Je n’arrive pas à l’intégrer au mouvement général. Cependant elle est essentielle. C’est un problème très difficile que cette affaire de transition. Et aussi le fardeau de quelque chose que je ne veux pas appeler propagande. J’ai horreur du roman d’Aldous. C’est ce que je dois éviter.
Mais les idées sont des choses qui collent. Elles ne veulent pas se fondre, retenir les facultés créatives et subconscientes. C’est cela, je suppose. J’ai écrit la scène du restaurant je ne sais combien de fois.
Virginia Woolf – journal d’un écrivain
20 février 2026
Avoir des projets c'est se défaire du présent... ou mieux... c'est décoller du présent quand il cherche à nous enfoncer dans la boue gluante d'un monde qui déconne... alors, je créé... des projets... pour le restant de mes jours...
C.D - journal de mes petits riens

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