27 février 1939
Qui a dit que la seule tragédie était le temps ? Je suis extraordinairement heureuse avec Henry maintenant, comme je ne l’ai jamais été. Il nous a fallu huit ans pour parvenir à cet état de bonheur absolu. Henry le sage, le mystique, libéré du désir, délivré de ses fièvres, un Henry qui voit peu de monde, fréquente peu les cafés, qui préfère la méditation, la lecture, qui rentre chez lui la tête débordant d’idées, de projets, qui écrit sur Séraphita, Henry qui m’appartient comme il ne m’a jamais appartenu, qui écrit sur June et sur son passé qu’il voit comme une grande crucifixion. Une erreur. Henry, qui reconnaît pleinement sa dette envers moi – qui dit à propos de la grande libération qu’il éprouve : « Mais naturellement, pour tout ça, c’est TOI qui as dû être crucifiée»; et, en le reconnaissant, il transforme ma crucifixion en joie. Un Henry qui a écrit, à la main, tout un petit livre pour mon anniversaire, Henry tendre, attentionné, charmant, Henry qui essaie d’imiter mon ordre, qui range son studio, ses papiers comme je le fais, qui s’est montré si gentil quand j’étais malade (Henry déteste la maladie), qui prétend que je suis au-dessus de l’artiste parce que moi, selon l’échelle du mysticisme, je vis pour aimer et non pour moi-même […]Anaïs Nin – journal de l’amour
27 FÉVRIER 1818 – JOHN KEATS
Je pense que la poésie doit surprendre par un bel excès et non par la singularité : elle devrait frapper le lecteur comme une formulation de ses propres pensées les plus hautes et paraître presque un souvenirKeith Haring – journal
27 février 2026
27 pour moi, est un nombre, qu'adolescente j'associais au début de la vieillesse... je devais confondre vieillesse avec âge adulte... ce qui est certain c'est que c'était une notion qui me paraissait lointaine... et d'ailleurs elle me parait encore plus lointaine actuellement... mais dans le passé...
C.D - journal de mes petits riens

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