15 février 1930Un soir, Henry était sorti, en me donnant le sentiment, comme cela arrive souvent, qu’il appartenait vraiment à ce monde de la rue, à la foule, à la vie du dehors, et jamais au silence, à lui-même, et à moi.Waldo Frank était venu. J’avais compris à son regard qu’il espérait un rapport plus intime. Je m’étais habillée et parfumée en songeant à cette intimité. Encore aujourd’hui, j’ai du mal à revoir les faits, consciemment. Je savais qu’il dirait en arrivant: » Laissez-moi venir près de vous. » Et ce furent
effectivement ses premiers mots. J’avais l’impression que notre
rencontre s’était faite dans un étrange silence, d’une manière muette et
mystérieuse. Il me sembla très naturel, très simple, comme une espèce
de musique, de le laisser m’embrasser et d’enlever mes vêtements. Un
rêve. Aucune sensualité. Aucun désir. Aucune passion. La rencontre de
deux regards, une rencontre aveugle en deçà de la conscience. La
Catalana. Douceur, délicatesse, musicalité. Pas de dissonance. Pas de
tensions. » Je suis l’enfant qui n’a pas peur »[…]Anaïs Nin – journal de l’amour
15 février 2025
La mort par noyade est certainement des plus pénibles.
En revanche, plutôt que pourrir sous la terre ou brûler dans le feu, je trouverai plaisante la perspective de joncher de mes ossements le fond de l’océan, sur un lit de sable, nettoyé par les crustacés, cage thoracique colonisée par le poisson-clown, fémurs fleuris d’anémones et de laminaires, crâne émaillé de corail… Voilà, vous disposez de mes dernières volontés. De la brebis égarée on ne mangera pas les côtelettes. Troisième averse. Les hallebardes commencent à rouillerÉric Chevillard – L’autofictif enneige le Fuji
15 février 2026
On the rail again ...
C.D - journal de mes petits riens

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