Lundi 20 octobre 1986
La flûte de Stuart était à la une de USA Today, mais ils n’ont pas cité son nom. On disait seulement: « Prix record pour une flûte». Il est drôle, il prétend ne pas vouloir de publicité, mais on peut voir à quel point il est peiné quand il n’en a pas. C’est comme cet article que Steve Aronson a écrit. Il est très énervé mais il prétend qu’il n’en est rien.
John Powers a appelé du Japon. Il cherche un Elvis à acheter. Il y en a un qui va passer en vente, la réserve est très basse. Il est seulement indiqué: « Trois Elvis », mais je ne sais pas si c’en est un vraiment grand, ou seulement un où les images sont superposées trois fois.Andy Warhol – journal
20 octobre 1976
Fini la première partie de Son of theMorning ; suis arrivée à une sorte de pause ; me demande si je dois continuer d’une façon plus ou moins naturaliste, ou passer au franchement surréaliste… Anges, nuages, présences démoniaques, signes et prodiges éclatants : qu’ils semblent bizarres, curieux et pathologiques quand on se trouve dans une certaine phase de personnalité (celle où je suis en ce moment, semble-t-il) ! Il est difficile de se rappeler, de croire au pouvoir de la psyché, une fois qu’on bascule dans la phase extravertie.
Depuis deux ou trois ans, je suis apparemment dans cette phase extravertie. Le temps que je passe avec les autres, à parler, bavarder, potiner, à perdre franchement et éhontément mon temps… Il est impossible à un journal de montrer ces moments-là; il ne note que les moments d’introspection, ceux où l’on re-pense, ré-imagine. Pourtant, mise à part la profonde intensité du roman (voilà des mois que je n’écris rien d’autre, je crois), certains des moments les plus absorbants sont ceux que je passe en conversations. […] Pendant une semaine environ après l’extraction des dents de sagesse, j’ai été inhabituellement fatiguée et le sommeil devenait une obsession; mais pas vraiment les rêves ni le fait de rêver. Si je m’étais simplement accordé un peu plus que les cinq à sept heures de sommeil habituelles, je me serais peut-être sentie mieux : mais mon sentiment puritain de la morale m’interdit un tel luxe. Manifestement, le pouvoir numineux de la psyché va et vient, comme la grâce. On ne peut le contraindre.Joyce Carol Oates– journal
20 octobre 2025
Hier j'ai cherché toute la journée un livre que, finalement, j'avais déjà rendu à la bibliothèque Journal d'un homme heureux de Philippe Delerm. Est-ce que le titre a à voir avec cet oubli ? Ce matin j'en ris, mais ça me perturbe...
C.D - journal de mes petits riens

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