Vendredi 17 octobre 1873
– Je jouais du piano lorsqu’on apporta les journaux ; je prends le Galignani’s Messenger, et les premières lignes qui tombent sous mes yeux parlaient du mariage du duc de H….
Le journal ne tomba pas de mes mains, au contraire, il y resta collé, attaché. Je n’avais pas la force de rester debout, je m’assis et je relus ces lignes foudroyantes encore dix fois, pour bien m’assurer que je ne rêvais pas. O charité divine ! qu’ai-je lu ? Mon Dieu ! qu’ai-je lu! Je ne puis écrire le soir, je me jette à genoux et je pleure. Maman entre et, pour qu’elle ne me voie pas ainsi, je feins d’aller voir si le thé est prêt. Et je dois prendre une leçon de latin! ô torture! ô supplice! Je ne puis rien faire, je ne puis rester tranquille. Il n’y a pas de paroles au monde pour dire ce que je sens ; mais ce qui me domine, m’enrage, me tue, c’est la jalousie, l’envie ; elle me déchire, me rend enragée, folle !… Si je pouvais la faire paraître ! mais il faut la dissimuler et être calme, je n’en suis que plus misérable. Lorsqu’on débouche du champagne, il mousse et se calme, mais lorsqu’on entr’ouvre seulement le bouchon pour faire mousser, pas assez pour calmer….Non, cette comparaison n’est pas juste, je souffre je suis brisée! […]Marie Bashkirtseff – journal 1873-1877
Mercredi 17 octobre 1984.
Notre avocat Risa Dickstein était en une du Post. Elle est l’avocate de la « maquerelle du Mayflower ». Ça montre quel genre d’avocat nous avons la chance d’avoir. Gloria von Thurn und Taxis, la princesse de conte de fées, est venue au bureau déjeuner avec son mari, le prince de conte de fées de cinquante-huit ans, qu’elle a épousé quand elle avait vingt ans à peine, et qui a fait la une de tous les magazines allemands parce qu’il était milliardaire et qu’il avait besoin d’héritiers. Maintenant, ils ont trois enfants.
[…]Andy Warhol – journal
17 octobre 2025
Période sucrée... je mange du sucre... je suis en sucre... et ON me sucre les pouvoirs du désir...
C.D - journal de mes petits riens

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