16 septembre 1977.
[…] L’un de mes malheurs est que, de plus en plus, je n’ai personne à qui parler.
Avec qui parler.
… À l’exception de Ray, bien sûr, et dans un mariage il faut souvent atténuer son malaise ou le cacher entièrement; car, dans une relation intime, exprimer une tristesse quelconque, si passagère, si absurde soit-elle, c’est laisser entendre que l’autre a échoué d’une certaine façon à nous garder heureux. Je rejette cette idée, je sais qu’elle est absurde, et pourtant c’est ainsi : si Ray était terriblement préoccupé par quelque chose, j’éprouverais un sentiment d’impuissance et d’abattement à savoir que mon amour pour lui, mon affection attentive ne suffisaient pas vraiment… La délicatesse des relations intimes, l’équilibre du mariage…« L’amour devient trop petit, comme le reste
On le range dans un tiroir… » – Emily Dickinson
Joyce Carol Oates – journal
Samedi 16 septembre 1989
Cette idée, tout à coup. Si j’avais tout ce que j’ai – tous ceux que j’aime auprès de moi, tout ce qui fait ma vie – mais que je n’aie rien publié : je serais complètement malheureux. Folie de lier son destin à un système aussi incertain. Mais s’il est un point sur lequel je ne peux pas changer, je crois que c’est celui-là.Philippe Delerm – journal d’un homme heureux
16 septembre 2025
La journée s'annonce chargée... peut-être pas le temps de glandouiller un peu entre deux activités comme j'aime le faire. Je pense que je traînerai dans les textes des autres pour me donner l'impression que j'ai tout mon temps... et puis j'aime ça. Après je sais que reste en état de flottaison... Pas toujours... parfois les textes sont trop lourds de douleurs.
C.D

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