Lundi 13 septembre 1874
– Voyons, que je rassemble un peu mes idées. Plus j’ai à raconter, moins j’écris… C’est que je suis impatientée, énervée, quand j’ai beaucoup à dire..
Nous parcourons toute la ville en landau et en toilette.
Oh ! que j’aime ces maisons sombres, ces portiques, ces colonnes, cette architecture massive, grandiose ! Soyez honteux, architectes français, russes, anglais, cachez-vous sous terre ! Palais de pacotille de Paris, enfoncez-vous, croulez sous terre. Pas le Louvre, il est « incritiquable », mais le reste. Jamais on n’atteindra à cette magnificence superbe des Italiens. J’ouvris de grands yeux en voyant les pierres immenses du Palazzo Pitti !… La ville est sale, presque en guenilles, mais combien de beautés il y a !
Ô cité de Dante, des Médicis, de Savonarole! que tu es pleine de superbes souvenirs pour ceux qui pensent, qui sentent, qui savent! Que de chefs-d’œuvre ! que de ruines ! Ô faquin de roi, oh ! si j’étais reine !…Marie Bashkirtseff – journal 1873-1877
Dimanche 13 septembre 1987
Nous montons à bord du vol 002 de Kansas City à destination de l’aéroport de La Guardia. Nous venons de quitter la maison de l’ami de William Burroughs près de Lawrence (Kansas), où nous nous sommes entraînés au tir. C’était la première fois que je tirais au pistolet.
Nous étions arrivés vendredi après-midi après avoir fait le trajet de Kutztown à New York en bus vendredi matin. Jeudi soir, j’avais fait le vernissage de la première exposition que j’aie jamais présentée dans ma ville natale de Kutztown (Pennsylvanie). Nous avions accroché les peintures de cette petite rétrospective (1981-1987) dans l’atelier de James Carroll, sur Main Street.
L’inauguration a été très amusante. Il y avait une foule phénoménale. J’ai signé des affiches pendant à peu près deux heures et demie. non-stop. Il y a eu la queue durant toute la durée de l’inauguration, avec parmi les visiteurs beaucoup d’étudiants de l’université, des filles en majorité. Ma grand-mère et Mandy sont venues, et aussi quelques oncles, tantes, et cousins. Quelques amis de classe, maintenant adultes avec des enfants. Des gens de la ville et d’anciens professeurs de l’école primaire et du lycée. Mon unique cousine est venue avec un ami adorable auquel je n’ai même pas eu le temps de serrer la main…Keith Haring – journal
13 septembre 2025
Deux temps... deux espaces... je fuis... dehors il pleut... Dans l'ascenseur quelqu'un m'a montré une photo de maquette de l'immeuble dans lequel j'habite. Architecture légère et solaire. Ce qu'il en est réellement... une architecture stalinienne, dixit un ami effaré par la construction massive et rigide des bâtiments... Mais les arbres, mais la fontaine, mais les espaces
C.D

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