11 janvier 1979
… douleur de ne jamais plus poser mes lèvres sur ses joues fraîches et ridées…
[ C’est banal
– La Mort, le Chagrin ne sont rien que : banals]
Roland Barthes – journal de deuil
Le [samedi] 11 janvier[1919]
[…]
Nous allons ainsi de récifs en récifs, de petits ports où scintille la pipe du douanier près des balles de coton et l’œil bleu des gars culottés de rapiéçage, qui rêvent à des conquêtes de sauvages, à des femmes prises sous des palmiers. Nous allons de ville en ville et d’image en image, à mesure que se dressent les êtres et leurs visages damnés de chercheurs déçus, et les salons s’ouvrent comme des albums où sont rangés l’esprit, les bons mots des générations, les femmes célèbres et frivoles, et les tyrans… une tasse de café à la main. C’est une pitié.
Il n’y a rien, rien qui vaille la peine, rien qui réconforte. On est de la tourbe, on est une masse, tout défile… pantalonnade de pantins.
[…]
Mireille Havet – journal 1918.1919
11 janvier 2026
Les extraits ne sont pas gais... moi je le suis... et sans raison apparente... ou peut-être... si... parce que j'ai retrouvé de vieux textes sur lesquels j'ai envie de revenir... des nouvelles que je ne termine jamais...
C.D - journal de mes petits riens
