Samedi 3 mars 1877.
– Ce soir, je suis allée à l’église qui se trouve dans l’hôtel même ; il y a un charme infini dans la méditation amoureuse au milieu d’une église.
Vous voyez le prêtre, des images, la lueur des cierges que fait vaciller l’obscurité et je me suis souvenue de Rome !!! extase divine, parfum céleste, transport délicieux, ah ! écrire !!!
On ne pourrait exprimer le sentiment qui m’a envahie qu’en chantant.
Les colonnes de Saint-Pierre, ses marbres, ses mosaïques, la profondeur mystérieuse de l’église, la splendeur étourdissante de la majesté de l’art, l’Antiquité, le Moyen Âge, les grands hommes, les monuments, voilà tout.Marie Bashkirtseff – journal
3 mars.(1860)
Je suis sorti pour la troisième fois hier ; je suis resté une grande demi-heure assis dans le Luxembourg. Aujourd’hui, le temps était aigre, je suis revenu plus tôt. Par quelle singularité la littérature la plus grave se trouve-t-elle le lot du peuple qui a passé et passe encore pour le plus léger et le plus frivole de la terre ? Les anciens eux-mêmes, qui ont posé les règles des choses de l’imagination dans tous les genres, ne présentent point d’exemples d’un sentiment aussi soutenu de l’ordre. Il y a un certain décousu dans les ouvrages des plus beaux génies de l’antiquité ; ils divaguent volontiers. Comme ils ont droit à tous nos respects, nous leur passons tous leurs écarts. Nous ne sommes pas d’aussi bonne composition pour nos hommes de talent. Un livre mal fait dans son ensemble ne peut se sauver par la beauté des détails, ni même par l’ingénieuse conception de l’ouvrage lui-même. Il faut que toutes les parties, ingénieuses ou non, concourent dans une certaine mesure à la connexion du tout, et par contre il faut, dans un ouvrage bien ordonné et logiquement conduit, que les détails n’en déparent point la conception. Quand une pièce de théâtre avait entraîné le public à la représentation,
l’auteur n’avait rempli que la moitié de sa tâche ; il fallait que l’ouvrage, comme on disait, se soutînt à la lecture.[…]
Eugène Delacroix – journal
3 mars 2026
Il faut que je signifie aux habitants de l'immeuble que le "vivre ensemble" ne passe pas par le droit de balancer des objets par la fenêtre... J'ai vu une canne à pêche qui a atterri dans les buissons... et j'ai ramassé des débris de verre, éclats d'une vitre épaisse qui elle, a atterri sur la terrasse... Pas folichon tout ça...
C.D - journal de mes petits riens
