Catégorie : Inventaires

  • Nourritures clandestines

    Ce n’est pas Monet, un effet du soir et

    Une levée de rideau sur les merveilles de l’indignation :

    Toutes ces bouches à nourrir !

    C’est renversant !

    L’œil en tire la langue

    .

    Là où les pas mènent

    Mutations de Noël

    Repas raffinés

    Nourritures clandestines

    Croissant de courge effrayant

    .

    Renardo ré mi fa sol

    Cheval de Troyes urbain

    Entrent :

    Une roue … de la lecture…

    Un phasme … et une Mante … une religion ?

  • Avec ta langue de gecko

    De lézard vert et de gourmand

    Tu faisais un avec la terre

    Tu faisais un avec la mer

    .

    Mère cornue mais nourricière

    Dans une maison de chiffon

    Crypte au pied de quelque sépulcre

    Ascension pour la rédemption ?

    .

    Le sexe du père Noël à neuf heures

    Pour des naissances multiples de perles

    Légères comme le duvet d’eiders

    Est-ce menaces pour la république ?

    .

    Le corps a ses mystères

    Crucifié sur un arbre

    Il saute ou il pédale ?

  • C’est l’heure …

    Prince brillant de la nuit

    Ancêtre du tout à l’égout

    Stop ! Ne chatouillez pas l’électronique !

    C’est l’heure du bain d’un farfadet impatient

    L’heure du monstre du bassin

    Même le roi ne peut cacher son âge avec une moumoute sur la tête

    Saint Phallus priez pour nous !

    C’est la fin du voyage !

    Les bosquets sont en ombres chinoises

    Les murmures, oulipiens

    Les fusettes, en folie domestique

    Les fleurs de courgettes, dorées à l’or fin (ou faim ?)

    Et l’equidae, fier et solitaire.

    Engrangez donc les bassins !

  • Tambours et médailles

    Marc Antoine Troletti, notre rendez-vous au 105…

    J’irai dormir dans le paradis vert

    Et je te pustulerai

    Evaluons ensemble le degré du péché de gourmandise

    Chez un couple branché

    Ni tuber, ni buter mais butiner en couleurs

    .

    Olympiade des Dieux cornus

    Il y a encore de la place pour les miens,

    Je fournirai la terre

    Les galets en rient

    Derrière les murs une paix

    Luxueusement automnale

    .

    Ils portent de la philo

    Réveillent les consciences

    Le blanc ne cache que ce qu’il couvre

    Ni l’ombrelle de la Petite Poucette

    Ni le minaret – mine de rien !

    Soyons de l’or loin du foot !

  • Images en symbioses…

    Fretins de belle taille incarcérés

    Rêve de vol libre

    C’est l’heure des jacquemarts

    Le ciel pique un phare

    La capucine et l’oiseau

    Sur les fenêtres fantômes

    Tableau de chasse d’un mycologue

    A Lyon – qui n’est pas New-York et pourtant…

    Du rouge en terrasse ?

    Qu’importe ! Une souche ? Et l’âge monte en couleur

    Pyramide humaine de la terre jusqu’au ciel

    Surtout ne pas dérailler !

    … puis un sommeil de marbre

  • La vie en rose

    Il s’est mis au vert pour rêver

    Aux reflet d’une beauté en devenir

    – Cerveau disponible –

    Dedans et dehors

    Ni serrure ni clef

    Passées à la paille de fer de luxe.

    Te bile pas je veille !

    Sur le chemin de la rédemption

    Une exubérance défrisée

    Autour du feu de camp des ânes

    Et en offrande un vase tulipe grenat

    Par l’Olympe cévenol chargé d’histoires…

    Il était une fois un arbre somnambule

  • Ya pas Photo !

    Do, ré, mi, c’est mon ami l’auroch qui me l’a dit,

    Pour vivre heureux vivons riches et cachés

    Avec une carte de fausse identité

    Tralalère, lalé

    Ré, mi, fa c’est mon ami l’auroch qui me l’a dit,

    Le Comptoir de Léa propose la seule coiffure bénie par le Vatican

    Un chapeau d’or feuilleté surmonté d’un vieil écusson fleuri

    Tralalère, lali

    Mi, fa, sol, c’est mon ami l’auroch qui me l’a dit,

    La grosse bête qui grimpe, qui grimpe

    C’est un phacochère hippie

    Tralalère, lali

    Fa, sol, la, c’est mon ami l’auroch qui me l’a dit,

    Le carnaval des animaux

    Se tiendra à l’école immaculée conception

    Tralali, lalon

    Sol, la, si, c’est mon ami l’auroch qui me l’a dit,

    La petite lumière au creux des Cévennes

    C’est l’eau froide qui, la lune rétrécit

    Tralalère, lali

    La, si, do, c’est mon ami l’auroch qui me l’a dit,

    Les fantôme de spaghettis bio

    Ont le cœur bien accroché

    Tralali, lalé

    Si, do, ré, c’est mon ami l’auroch qui me l’a dit,

    Il pleut de l’or

    Sur l’Oppidum, dim, dam,dom

    Tralali, lalom

  • Qui a dit que …

    Qui a dit qu’elle est inaccessible

    Cette écume des temps hippophiles

    En dentelles éphémères

    Face au soleil d’or du troquet des tamanoirs ?

    Qui a dit que la vie est claire, africaine, bio et rythmée

    Si les épillets sauvés de la faux, s’ouvrent à la rincée

    Si les graviers ne collent pas aux fesses

    Et si Taïaut ! Taïaut ! V’la les hippos !

    Qui a dit que le tendre grizzly

    Véritable Majorelle en majesté

    Vomit gastéropodes en meeting

    Et carassins dorés

    C’est Don Quichotte à la tête d’un troupeau de globes terrestres

    Surtout ne l’oublie pas !

  • Fantasmes en bocaux

    Une baleine huppée

    Gargouille noire qui a encore frappé

    Monet à l’Espiguette …

    Don Quichotte, nippon inversé …

    Les slips présentés sur des blacks …

    L’origine du monde !

    Ascension onirique

    Il sut qu’il serait physicien

    Mais non c’est le fou, il faut le virer

    Attendre le passage du feu au vert pour s’élancer

    Évacuer la salle quand la lumière ruisselle

    Qu’il y a détournement de mineur

    Le vent se lève il faut tenter de vivre

    Ascension onirique

    Le mystère des enseignes

    Comme un jeu d’échec pour le paradis

    A un doigt près

    Entrelacs mélancoliques

    Quand je serai stalactite je serai haute en couleur

    With Bokken trancheur de siamois

    Ascension onirique

    Froide solitude en couleurs chaudes

    Ne mettons pas tous les œufs dans le même panier

    Militons pour l’overdose d’amour dans le jardin des délices

    Au-delà de la canopée pour tardigrades naturophiles

    – Véritable moucharabié céleste –

    Une paire en fugue majeure

    Des amoureux réunis et pourtant opposés à la recherche de la couleur

    Ascension onirique

    Tandis que les paparazzi sont au banquet des fantômes

    Dans un HLM pour extra extra-terrestres

  • J’habite en bas à gauche, 3ème maison là où ça brille ; rejoins-moi près du buzon amarillo de primavera. Je méduse. Ni cerveau, ni cœur, ni poumons mais un estomac. Ne pas marcher sur l’ombre des Arecaceae et trouver le repos même quand les palmiers bandent. Nul besoin de grimper dans les pins pour dominer – soy la grande muette …