10 septembre 1855 — Parti à huit heures par le train express
pour aller à Crose. Voyage très rapide jusqu’à Argenton
par l’express, mais toutes sortes de malheurs à partir de là.
Arrivé à Argenton attendant mes paquets une heure dans la
boue et sous la pluie, avant de m’installer dans cette
affreuse petite voiture où j’ai fait un voyage si
insupportable, entre l’enfant qui pissait et les trois femmes
qui vomissaient.
Je reste à Limoges, tenté un instant de revenir et de
m’excuser comme je pouvais.Eugène Delacroix – journal
(exporté de Wikisource)
10 septembre 1933
Rêve : Je suis dans un train. Mes journaux sont dans une valise noire. Je traverse les wagons. Hugo arrive et me dit que la valise contenant les journaux a disparu. Angoisse terrible.
J’entends dire qu’un homme a brûlé les journaux. Je suis furieuse, j’éprouve un sentiment de grande injustice. Je demande à ce que l’affaire soit jugée; l’homme qui a brûlé les journaux est présent. Il ressemble à Joaquin. J’espère que le procureur va me défendre, que les juges vont immédiatement se rendre compte que cet homme a commis un crime, qu’il n’avait pas le droit de brûler des journaux intimes. Mais les juges ne parlent pas. Les juges sont amorphes. Personne ne dit rien. J’ai l’impression que le monde entier est contre moi, qu’il faut que je me défende seule. Je me lève et prononce un discours brillant et passionné : « Dans ces journaux, vous pouvez voir que j’ai été élevée dans la foi catholique espagnole, que mes actes ultérieurs ne sont pas dictés par le mal, qu’ils représentent une lutte pour sortir d’une prison. » Je parle, parle. Je me rends compte que tout le monde apprécie mon éloquence, mais personne ne dit rien. L’un des juges m’interrompt pour corriger une faute de français. Je dis : – Bien sûr, je suis tout à fait consciente de ne pas parler le français le plus pur. Je vous prie de m’excuser pour mes erreurs. » Mais cela ne m’empêche pas de poursuivre passionnément l’exposé de ma défense et de mes accusations. Mais tout le monde reste inerte, Mon désespoir devient si grand qu’il me réveille…Anaïs Nin – journal d’amour
10 septembre 2025 - il y a des jours comme celui d'aujourd'hui où je ne suis absolument pas disponible pour faire ce travail alors j'ai anticipé et ai préparé mon article à l'avance et le blog a fait le reste en le publiant à la date voulue. Le temps de me faire changer le cristallin et je reprendrai de façon plus classique le cours des publications quotidiennes
C.D
