1er janvier 1978
Urt, chagrin intense et continu; sans cesse écorché. Le deuil empire, s’approfondit. Au début, chose bizarre, j’avais une sorte d’intérêt à explorer la situation nouvelle (la solitude).
Roland Barthes – journal de deuil
ROME. Samedi 1er janvier.(1876) –
O Nice, Nice, y a-t-il une plus jolie ville au monde après Paris? Paris et Nice, Nice et Paris ! La France, rien que la France, on ne vit qu’en France.
Il s’agit d’étudier, puisque je suis à Rome pour cela. Rome ne me fait pas l’effet de Rome. Est-ce bien Rome? Peut-être me suis-je trompée?
Vivre dans une autre ville que Nice, est-ce possible?
Passer par des villes, les visiter, oui, mais s’y installer! Bast ! je m’habituerai. Et tous ces gens qui sont restés à Nice, il me semble qu’ils restent dans la position où je les ai laissés et ne bougeront que lorsque je serai de retour. Hélas ! ils bougent sans moi, ils s’amusent sans moi et ne se fichent pas mal de la « créature en blanc ». Je voudrais, étant loin des yeux, être loin des langues. On me dit qu’on s’occupe de moi. Je ne puis me l’imaginer. Je ne pense qu’au mois de mai, quand je ferai mon entrée à Nice, quand j’irai à la promenade des Anglais, le matin, sans chapeau, avec mes chiens. Je suis ici comme une pauvre plante transplantée. Je regarde par la fenêtre et, au lieu de la Méditerranée, je vois de sales maisons ; je veux regarder par l’autre fenêtre et, au lieu du château, je vois le corridor de l’hôtel. Au lieu de l’horloge de la tour, j’entends la pendule de l’hôtel…
C’est vilain de prendre des habitudes et de détester le changement.Marie Bashkirtseff – journal
1er janvier 2026
Pas envie de faire de bilan et encore moins de penser aux projets... terrain glissant... le ciel est chargé de cumulus qui ne m'inspirent aucune sympathie... donner au présent la joie du présent...
C.D - journal de mes petits riens

