Auteur : claudinedozoul76

  • 15 septembre

  • 14 septembre

  • 13 septembre

  • 12 septembre

    12 septembre 2025
    Journée bicolore... un œil voit jaune , l'autre bleu... ça n'a aucune incidence sur la lecture des journaux. Je découvre le journal d'Une femme à Berlin (20 avril-22juin 1945). Sidérée par la capacité que l'auteur a de mettre au grand jour par son écriture dénuée de tout pathos, de toute haine, les atrocités qu'elle a, avec d'autres, subies. Découverte émouvante et qui redresse.

  • 11 septembre

  • 10 septembre

    10 septembre 1855 — Parti à huit heures par le train express
    pour aller à Crose. Voyage très rapide jusqu’à Argenton
    par l’express, mais toutes sortes de malheurs à partir de là.
    Arrivé à Argenton attendant mes paquets une heure dans la
    boue et sous la pluie, avant de m’installer dans cette
    affreuse petite voiture où j’ai fait un voyage si
    insupportable, entre l’enfant qui pissait et les trois femmes
    qui vomissaient.
    Je reste à Limoges, tenté un instant de revenir et de
    m’excuser comme je pouvais.

    Eugène Delacroixjournal

    (exporté de Wikisource)

    Anaïs Nin journal d’amour

  • 9 septembre

  • 8 septembre

    Marie Bashkirtseff

  • 7 septembre

    Mercredi 7 septembre 1977. Paris.
    Le téléphone a sonné. C’était Paloma pour Fred, mais il n’était pas dans son lit. J’ai décidé de ne plus m’en faire pour lui. Paloma avait rendez-vous avec lui pour déjeuner et a dit qu’elle rappellerait. Vers 1 heure, il est arrivé et elle a rappelé, et on s’est tous préparés pour aller la retrouver. On a pris un taxi jusque chez Angelina ($2). Paloma était tout en YSL rouge. On a parlé du bon vieux temps, de nos anciennes amours. C’est Paloma qui a casqué.

     Andy Warhol – journal

    7 septembre 1855

    Il est honteux de ne pas écrire, ou, quand je le fais, d’écrire au débraillé, en ne me servant que de participes présents. Je les trouve très utiles pour boucler mon dernier tour de Mrs. Dalloway. Me voici enfin à la réception qui commence dans la cuisine et gravit lentement l’escalier. Il faut que ce soit un épisode des plus complexes, solide, nerveux, nouant toutes les situations et finissant sur trois notes à différents niveaux de l’es-calier, chacun disant quelque chose qui définisse Cla-rissa. Qui dira ces choses ? Peter, Richard, Sally Seton peut-être, mais je ne veux pas encore m’atteler à cela.
    Je pense maintenant que ce pourrait être la meilleure de mes conclusions, et que peut-être elle portera. Mais il me reste encore à relire les premiers chapitres, et j’avoue que j’ai un peu peur de la folie; et de faire montre de trop de dextérité. Mais je suis sûre maintenant de piocher en plein filon. Ne serait-ce que parce que les métaphores me viennent aussi aisément qu’elles le font ici. Si seulement on pouvait garder à un travail élaboré et achevé la qualité d’une esquisse ! C’est cela que je cherche. De toute façon, personne ne peut plus m’aider et personne ne peut plus me retenir. En outre, je viens de passer sous une douche de compliments de la part du Times. Richmond m’a émue lorsqu’il déclare qu’il s’abandonne à mon livre avec la meilleure volonté du monde. J’aimerais qu’il lise mes romans et je crois toujours qu’il ne le fait pas.

    Virginia Woolf

  • 6 septembre