23 mars 1975.
[…] Je lis, lis constamment, quatre ou cinq livres à la fois, mais sans grand sentiment d’urgence ; suis prise en ce moment par mes cours; le nouveau numéro de la revue est presque bouclé ; j’ai terminé The Sacrifice (difficile et biscornue mais tant pis : ma dernière nouvelle, j’espère, sur un homme âgé qui accueille son destin) ; pensées vagues, informes, excitantes, concernant un autre roman… Une famille cette fois, peut-être cinq enfants, dont quatre survivent à l’enfance et dont je suivrais trois jusqu’à l’âge adulte ?, des aventures en Amérique, une ascension sociale, de la pauvreté ou du milieu que je connais assez bien à une stabilité bourgeoise, à une sorte de richesse mystique (qui m’entoure toujours, malgré l’évidente crise économique), un retour vers le début, une réconciliation de personnalités en conflit, la fusion d’opposés, le rapprochement des sagesses pratique et visionnaire… mais Tout est encore vague, seuls mon impatience, mon exaltation, mon intérêt intense semblent nets, indubitables ; mais un autre roman si vite ! … ce n’est pas dans mes projets
[…]
Joyce Carol Oates – journal
23 mars 1978
Hâte que j’ai (sans cesse vérifiée depuis des semaines) de retrouver la liberté (débarrassé des retards) de me mettre au livre sur la Photo, c’est-à-dire d’intégrer mon chagrin à une écriture.
Croyance et, semble-t-il, vérification que l’écriture transforme en moi les « stases» de l’affect, dialectise les « crises».
– Le Catch : écrit, plus besoin d’en voir
– Le Japon : idem
– Crise Olivier → Sur Racine
– Crise RH → Discours Amoureux– Peut-être Neutre —> transformation de la peur du conflit ?
Roland Barthes – journal de deuil
23 mars 2026

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