Samedi 18 novembre. (1876)
Ce matin à cinq heures nous sommes entrés dans Paris.
Nous trouvâmes une dépêche de maman, au Grand Hôtel. On prit un appartement au premier. Je pris un bain et attendis maman. Mais je suis si désespérée que rien ne me touche plus.
Elle arriva avec Dina, Dina heureuse, tranquille et continuant son œuvre de sœur de charité, d’ange gardien.
Vous devinez bien que je n’ai jamais été aussi embar-rassée. Papa et maman! Je ne savais où me mettre.
Il y eut plusieurs chocs, mais rien de trop inquiétant.Nous sommes sortis, ma mère, mon père, moi et Dina. On dina ensemble, et on alla au théâtre. Je me tins dans le coin le plus obscur de la loge et les yeux si appesantis par le sommeil que j’y voyais à peine.
Je me couchai avec maman et, au lieu de tendres paroles, après une si longue absence, il ne s’échappa de mes lèvres qu’un torrent de doléances, qui cessèrent bientôt d’ailleurs, car je m’endormis.Marie Bashkirtseff – journal ( 1873-1877)
Lundi 18.(1912)
Travail. Déjeuner chez les Charles Gide avec les Espinas.
Pierre a eu le matin une conversation avec ses directeurs du MokTa qu4il va pouvoir quitter, à l’amiable: Essayage chez Frédrick
Ce soir grand effort pour me remettre aux Caves, mais trop d’occupations ont désordonné ma pensée. N’importe ; je m’obstine, connaissant bien que le profit de l’effort ne se récolte pas au moment même.André Gide – journal tome I
18 novembre 2025
Quand j'étais une jeune fille innocente, le calendrier fêtait la Sainte Claudine le 18 novembre... et puis très vite le calendrier s'est lassé et il n'y a plus de Claudine sainte...
C.D - journal de mes petits riens

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