22 octobre 1913
Trop tard. La douceur de la tristesse et de l’amour. La voir me sourire dans le canot. Ce fut le plus beau moment. N’avoir jamais que le désir de mourir et s’accrocher encore, cela seul est l’amour.
Observé hier. La situation qui me convient le mieux : écouter la conversation de deux personnes en train de discuter une affaire qui les touche de près, tandis que je n’y prends qu’une part très lointaine, absolument désintéressée par surcroît
Franz Kafka – journal
22 octobre 1936
Helba rappelle toujours ce que sa mère s’est exclamée en voyant Gonzalo pour la première fois : » Ay, qué negrito ! Dios mio, qué negrito sus pecados. »
La couleur de ses péchés. […]
Nous en sommes arrivés je ne sais comment à parler de la philosophie de Rank, de la névrose de Helba. Gonzalo a tendance à fuir la vie de l’esprit. II comprend, il pose des questions, il me dit: « Je veux lire tous ces livres » – puis il s’en détourne brusquement, en revient aux caresses, maudit les milieux intellectuels et littéraires, fait l’apologie de la vie. C’est alors que je me rends compte à quel point il correspond à mon humeur du moment. Après Rank, Fraenkel et Henry, je me sens gagnée par une grande paresse intellectuelle. En rentrant de New York, cette année, je n’aspirais qu’à la poésie, à l’émotion, à la nuit. Alors est arrivé Gonzalo. La nuit. Le rêve. Seulement la vie et la passion. Très vite, j’ai fermé les yeux, je me suis offerte aux baisers. Nous n’avons pas besoin d’idées. […]
Anaïs Nin – journal de l’amour
22 octobre 2025
Oh baby ! I'm alone !...
C.D - journal de mes petits riens

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