Lundi 19 septembre 1989
6h00 : j’arrive à Paris et dois attendre une heure pour prendre ma correspondance pour Milan. Je suis assis en face de la « boîte à dons » que j’ai créée pour les aéroports de Paris. La chose est bien faite et fait bel effet dans l’aéroport. L’argent collecté est censé aller à une association française en faveur des enfants. Je remarque plusieurs personnes qui s’arrêtent et lisent les indications sur la boîte, mais je n’ ai vu personne y déposer de l’argent. Peut-être qu’il est trop tôt pour être généreux.
Je prends l’avion pour Milan. Il est rempli d’hommes d’affaires français. Je crois que je ne me ferai jamais à ces gens-là. Ils (les hommes d’affaires) me font l’effet de sous-hommes. Je suis en train de lire le chapitre consacré à Sun City, la communauté de retraités, dans Cities on a Hill. C’est intéressant de voir que la vieillesse est un phénomène relativement « nouveau », que ma génération considère totalement normal. La génération de personnes qui aujourd’hui atteignent un âge avancé est l’une des toutes premières de l’histoire. Grâce aux progrès de la médecine, etc. Le livre mentionne les espérances de vie aux XVIII, XIX et XXème siècles, et en lisant cela, je n’arrête pas de penser à la mort. Peut-être finalement que ce n’est pas aussi « injuste » que je le crois.
Il y a beaucoup de gens, à plusieurs moments de l’histoire, qui n’ont vécu que jusqu’à 30 ou 40 ans. Si j’étais né en d’autres temps et d’autres lieux, peut-être que je serais mort à la guerre ou au cours d’un autre désastre. Le SIDA est la nouvelle peste. Pourquoi devrais-je être épargné ?…Keith Haring
Vendredi 19 septembre 1873
Je conserve partout ma bonne humeur ; il ne faut pas s’attrister par des regrets.
La vie est si courte, il faut rire autant qu’on peut. Les pleurs viennent eux-mêmes, on peut les éviter. Il y a des chagrins qu’on ne peut fuir; c’est la mort et la séparation, et même cette dernière est aimable, tant qu’on espère. Mais pour se gâter la vie avec les petites misères, fi donc ! Je ne fais aucun cas des petites bagatelles ; comme j’ai horreur des petits ennuis de chaque jour, je les passe en riant.Marie Bashkirtseff – journal (1873-1877)
19 septembre 2025
Eblouie par le soleil matinal. ça donne la pêche ! La journée qui s'annonce, s'annonce pleine de petits ennuis quotidiens... je veux dire le ménage, les courses et le planning pour la semaine prochaine... Elle fait partie de ces journées qui glissent et disparaissent dans le passé sans laisser de traces... Le verre à moitié plein est qu'il n'y a pas de traces négatives...
C.D

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